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Enfance envolée

 

Bruno, six ans, petit dernier d’une fratrie, perd soudainement sa mère Mireille. Pendant les obsèques, il reste dans sa chambre. Les enterrements ne sont pas fait pour les petits garçons lui dit-on. Dans sa tête, on l’a empêché d’accompagner sa maman jusqu’au bout. Il imagine la cérémonie, il attend tout seul que tout le monde reviennent dans sa maison qui était si gaie… avant.

EXTRAIT 

J’ai six ans. Et je suis seul à guetter depuis cette chambre plongée dans le noir. Ils vont bientôt revenir de là-bas, du chemin creux derrière l’église. J’ai six ans et j’attends. J’attends quoi ? Je ne sais pas. Que mon grand frère Aldo revienne. Qu’on s’amuse un peu. Je n’ai pas le droit d’être triste, non ? J’ai envie que ces volets s’ouvrent, envie de lumière, être sous le soleil de ton enterrement…

Mireille était la directrice de l’école du village. Lorsqu’il y retourne, les vacances scolaires terminées, une autre maîtresse a remplacé sa maman. Elle est très gentille. Tous les regards des autres enfants sont tournés vers lui, même celui de Carol, son amoureuse. Il a besoin de câlins, besoin d’être aimé… il brûle intérieurement, sa maman n’est plus là. Il y a un nouveau à l’école, Alec, qui deviendra son meilleur ami. Bruno voudrait que la maman d’Alec soit la sienne, elle est tellement douce.

Cinq frères et sœurs composent la famille de Bruno mais c’est Sandra, l’aînée âgée de douze ans, qui prend tout en charge à la maison car leur papa tombe un peu plus chaque jour. Il pleure très souvent, cet homme fort, tellement grand. Et il boit aussi, surtout quand il doit aller dans la chambre où Mireille ne sera plus jamais là…

EXTRAIT

Depuis que tu ne respires plus, j’aurais dû compter chacune de mes respirations, maman. J’ouvre les fenêtres de ma chambre. Le chagrin n’est pas un papillon prisonnier. Il ne s’envole pas. Restera-t-il toujours en moi ce poids déguelasse qu’on ne peut enlever de ses doigts mais qui pèse avec tant d’insistance dans le ventre ? Ce n’est pas un papillon, plutôt une force cruelle qui a peint les murs de ma chambre en noir.

Les vacances arrivent et Bruno doit partir en colonie pour son père souffle un peu. Il ne comprend pas, il y aura des colères, des cris, du mutisme, du désespoir, de la révolte, des pleurs pour expulser une peine si lourde pour un petit homme de six ans…

 

3 ETOILESMa note : 3/5

Ce que j’en pense…

 

Comment peut réagir un petit de six ans confronté à la mort de sa mère ? Premier roman autobiographique de Cali qui  nous livre le drame de son enfance qui le force un enfant à gérer l’absence et le manque.

C’est l’adulte qui, en écrivant, se remet dans l’âme de ce garçonnet si attachant qui crie toujours à Mireille l’amour qu’il lui porte et que rien ni personne ne pourra effacer.

La mort, le deuil, l’amour et l’amitié sont les quatre thèmes que ce petit garçon devra affronter pour continuer à grandir sans se renfermer. La vie continue avec toutes ses absurdités lorsqu’on traverse une telle période.

Un livre court sur l’enfance où l’on retrouve la poésie, la délicatesse et la fragilité d’écriture qui composent les chansons de l’artiste mais surtout la sincérité et la pudeur qui nous donne encore plus envie de le découvrir !

 

ETOILES NOIRES

 

Seuls les enfants savent aimer de Cali – Editions Pocket – Publication janvier 2019 – Nombre de pages : 172 – ISBN : 9-782266-287760

Catégories :Auteur français Premier roman Rentrée littéraire 2019 Roman autobiographique

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