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Désillusions

Le rêve américain est-il en perte de vitesse ?
HISTOIRE
Après les attentats du 11 septembre, Howland, petite ville tranquille située au Nord de New-York, connaît un accroissement de la population dû à l’installation de riches new-yorkais qui fuient la capitale américaine suite à la psychose d’insécurité qui s’est instaurée.
Ce changement courrouce les locaux qui y voient une intrusion sur un terrain économique déjà affaibli. Cela ne facilite pas l’entente entre les new-yorkais et les locaux qui considèrent ces nouveaux arrivants comme des envahisseurs.
Mark Firth, entrepreneur middle-class, travaille dans le bâtiment. Il vit avec sa famille depuis quelques années dans cette bourgade. Les finances familiales sont un peu bancales suite à un mauvais placement d’argent.
La venue d’un nouveau voisin, Philip Haidi, gestionnaire en fonds d’investissements, le dérange. Il se pose des questions sur son niveau de vie très élevé et reconnait du bout des lèvres sa fascination pour ce nouvel arrivant argenté.
Philip Haidi embauchera Mark pour faire quelques réfections dans sa demeure extrêmement sécurisée. Il craint toute forme de violence et veut protéger sa famille de la menace terroriste. Une situation de « pseudo-amitié » s’installe et Mark en profitera pour lui demander des conseils financiers. Ragaillardi, il se lancera dans l’immobilier avec son frère en réhabilitant des maisons pour les revendre à un prix plus élevé. Il ne se doute pas que la crise des subprimes n’est pas loin…
Pendant ce temps et sans bruit, Philip Haidi deviendra Maire de Howland, injectera une partie de ses finances privées dans les projets municipaux, renoncera à son salaire, diminuera les taxes foncières et tout ceci afin de remettre sur pied une ville qui a du mal à trouver son équilibre. Il instaurera un autoritarisme tranquille favorisé par l’argent. Monsieur le Maire est-il si honnête ?
Face à ce renouveau, la réaction des habitants est mitigée. L’incompréhension s’installe entre l’Amérique du haut et celle du bas.
Ma note : 3/5
Ce que j’en pense… 
Belle couverture pour ce livre qui nous offre une analyse caustique d’une histoire qui se situe entre 2001 et 2008. Un aller simple vers la crise des subprimes et bien avant l’élection de Donald Trump.
Elle nous fait ressentir les aspects difficiles de l’après onze septembre, les difficultés économiques, l’inégalité sociale, le repli sur elle-même d’une population traumatisée par les attentats.
Malgré cette fresque contemporaine quotidienne traversée de personnages différents, amis, famille, rencontres au café ou au collège, je dois reconnaître que j’ai eu quelques difficultés à m’attacher à ces protagonistes. Leur relation aux autres est un peu écornée.
C’est un tir direct sur une société dont les acteurs de l’histoire jouent avec des sentiments de rancœur, de désillusion et de perte de l’estime de soi. La suspicion est à l’honneur et l’échec et l’impuissance transpirent. Jonathan Dee voulait-il nous parler de la fin d’une époque ?
Ceux d’ici
Auteur : Jonathan Dee
Traductrice : Elisabeth Peellaert
Editions : Plon
Publication : janvier 2018
Nombre de pages : 409
ISBN : 2259264344
 

Catégories :Roman

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