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Désillusions

Après la mort de ses parents à La Havane, Cleo tombe dans une profonde dépression qui la garde un an au lit. Officiellement, ils sont décédés dans un accident de voiture mais elle n’y croit pas. Elle pense plus à une exécution.
Elle est artiste, écrivaine et poétesse. Un recueil de ses poèmes est envoyé à une éditrice catalane car les maisons d’édition cubaines la rejettent.
Au moment où son avenir n’était plus qu’un vague brouillard, un courrier l’informe que son ouvrage a reçu un grand prix. Elle est invitée à Madrid. Elle n’y croyait plus et voit une petite fenêtre s’ouvrir sur son futur.
Que ses parents soient morts ou vivants, Alberto, un « seguro », agent de sécurité de l’Etat  est attaché à leur famille. C’est comme le bon ami qui raconte toute votre vie aux instances supérieures.
A Madrid, la promotion de son œuvre lui rapporte un succès honnête. Cela la rassure car lorsqu’elle était en partance pour l’Espagne, un inconnu lui a jeté à la figure que son livre n’aurait jamais de reconnaissance à La Havane. Peu importe, cet événement lui rapporte un gain financier et lui permet d’améliorer la maison de ses parents dans laquelle elle continue de vivre.
Motivée et boostée depuis son retour, elle essaie de rencontrer des écrivains, des responsables de publication… mais tout le monde la fuit. Elle ne comprend pas, devient insomniaque avec toujours cette impression tenace qu’on la surveille.
Elle partira à Mexico rejoindre un ex, Enzo, et sa bande d’amis. Ce sont tous des cubains en exil. Elle leur parlera de son second livre Apprentie dissidente. Ils sont sceptiques et la regardent d’un mauvais œil.
Un après-midi, elle part se promener et se fera enlever et agresser. Elle sera libérée à l’aube. Enzo et ses amis ne comprennent pas pourquoi cette attaque est survenue. En vingt ans de vie au Mexique, personne ne les a jamais brutalisés. Ils ne lui font pas confiance et la surnomment l’espionne.
Cleo subit des événements qui la dépassent. Elle retourne à Cuba sans prévenir personne et se fera contrôler dès le pied posé sur le sol cubain.
Geronimo Martinez, acteur aux Etats-Unis, apparaît de façon inopinée dans la vie de Cleo. Il veut faire un long métrage sur Cuba ou plus exactement sur son père. Celle-ci est surprise car ses parents étaient médecins et menaient une vie tout à fait normale.
Geronimo insiste et lui démontre que son vrai père n’est pas la personne qu’elle pensait et que Gabriel Garcia Marquez détient peut-être des clés pour savoir qui il était et ce qu’il est devenu… Il a besoin d’elle pour ce film.
Ma note : 3/5 
Ce que j’en pense…
Que le lecteur ne se décourage pas en commençant ce livre ! Pendant un long moment, l’auteure parle de sa dépression. Il est vrai que dépression implique tristesse mais c’est un peu… pesant.
Une fois ce cap passé, La Havane dévoile une ambiance toute particulière. C’est une ville pleine de contrastes où le « seguro » est presque un ami intégré dans votre propre vie car il en livre les secrets les plus intimes aux autorités. C’est un endroit où se livre un combat entre une certaine modernité, une atmosphère délétère, paranoïaque, enfin… déprimante.
EXTRAIT
La Havane devient ton ennemi, ses habitants, son manque de confort, l’impossibilité d’être bien, tout se ligue contre toi. Ce lieu jadis sublime t’agresse désormais.
Sur un sujet différent, J’avais déjà retrouvé cette ambiance lourde de La Havane dans le livre de Yasmina Khadra, Dieu n’habite pas La Havane.
La narratrice est extrêmement attachée à sa ville alors que celle-ci n’arrête pas de lui mettre des bâtons dans les roues et la pousse dehors.
Sa dépression et sa vision de la vie ne l’aide pas à avoir un côté très réaliste des événements. Sa sensibilité, sa fragilité et sa sincérité la rendent attachante mais ne lui rendront pas service. Cuba, la tortionnaire, l’abandonnera et elle deviendra orpheline.
Un dimanche de révolution
Autrice : Wendy Guerra
Traductrice : Marianne Millon (espagnol de Cuba)
Editions : Buchet-Chastel
Publication : Août 2017
Nombre de pages : 211
ISBN : 2283030668

Catégories :Roman

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