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Lutter contre la déshumanisation

LA SERVANTE BLOGLa Servante Ecarlate de Margaret Atwood nous plonge dans l’ambiance d’un « après un coup d’état » perpétré aux Etats-Unis. Un état d’urgence a été instauré pour cause de terrorisme réel ou supposé et l’ordre a été restauré sous de nouvelles règles.
L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre ses propres préceptes. Sous couvert de protéger les femmes, cette nouvelle société réglemente la maternité par une oppression sévère. Seules les femmes appartenant à la caste des Servantes, toutes de rouge vêtues, ont l’autorisation d’enfanter sans avoir le choix du géniteur. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom et une famille lui permettant de ne pas sombrer.
Ce récit de fiction traite d’une société imaginaire empêchant ses membres d’atteindre le bonheur. C’est un vrai cauchemar. Une prise du pouvoir qui ne laisse place ni à la liberté ni aux femmes dans la société. Entre passé et futur, cette aventure nous décrit l’évolution des lois et des moeurs. La dictature, la délation et la peur font que la population et surtout les femmes ne prennent aucun risque et obéissent. 
Dans un article paru en 2012 dans le journal britannique The Guardian, Margaret Atwood nous exposait ses pensées au moment de l’écriture de son roman La Servante Ecarlate publié en 1985 : « Je m’étais fixé une règle : je n’inclurais rien que l’humanité n’ait pas déjà fait ailleurs ou à une autre époque, ou pour lequel la technologie n’existerait pas déjà. Je ne voulais pas me voir accusée de sombres inventions tordues, ou d’exagérer l’aptitude humaine à se comporter de façon déplorable. »
Margaret Atwood serait-elle visionnaire ? Elle nous immerge dans un futur où la population est devenue dangereusement infertile et où les femmes sont réduites à leurs capacités reproductrices.
En 1990, son livre a été adapté et réalisé au cinéma par Volker Schlöndorff, cinéaste allemand et une série TV déjà diffusée aux Etats-Unis est visible sur le petit écran français depuis juin 2017.
Paru pour la première fois en 1985, cette oeuvre de science-fiction La Servante Ecarlate a été vendue à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde. Elle est devenue un classique de la littérature anglophone qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell et décrit un quotidien glaçant qui nous rappelle combien nos libertés sont fragiles.
EXTRAIT
« Il nous est interdit de nous trouver en tête à tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction […]. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets. »
Ma note : 3/5
Ce que j’en pense…
Un livre qui peut devenir anxiogène en rapport avec certains événements mondiaux actuels. Nous ne pouvons que réfléchir sur certaines dérives des régimes totalitaires. Que signifient les mots idéologie et femme ? La peur généralisée, la femme privée de son identité, un monde absurde à force d’être archaïque, l’instinct de survie …
Une lecture prenante qui nous fait apprécier encore plus notre liberté. Cette fiction vous dérangera …
La Servante Ecarlate (The Handmaid’s tale)   
Autrice : Margaret Atwood
Traduit de l’anglais (Canada) par Sylviane Rue
Éditeur : Robert Laffont
400 pages
Publication originale : 1985 et réédité en juin 2017
ISBN-10 : 2221103769
ISBN-13 : 978-2221103760​

Catégories :Auteur Canadien Fiction

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