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L’argent peut-il tout apporter ?

 

Le roman Les Cygnes de la Cinquième Avenue, a été écrit sous le nom de Melanie Benjamin, pseudonyme utilisé par l’auteure américaine Melanie Hauser, née en 1962 à Indianapolis dans l’Indiana. Après avoir produit des articles dans un journal local, elle décide de poursuivre une carrière d’écrivaine. Ses deux premières nouvelles ont été publiées sous son vrai nom (Confessions of Super Mom et Super Mom Saves the World).

Les deux personnages principaux de son livre, Babe Paley et Truman Capote représentent les apparences d’une vie richissime où les souffrances dissimulées sont parfois atténuées par un niveau de vie aisé.

Avec ses soeurs et ses amies, Babe fait partie de ces incontournables de la Cinquième Avenue à New-York. Richissime grâce à son mari William Samuel Paley, surnommé Bill et fondateur de la CBS (Colombia Broadcasting System), elle se laisse prendre par un sentiment d’amitié-amoureuse pour Truman Capote, écrivain ou plus exactement un trublion fort sympathique qu’elle intègre dans cette haute société fascinante par son argent et ses codes. Un « flatteur » qui, avec sa soif insatiable de célébrité se sent prêt à racler la marmite des ragots dans ce monde de fastes new-yorkais des années cinquante-soixante qui les entraînera tous les deux dans une spirale plus qu’ombragée …

Personnage à facettes, il va charmer ces dames de la « haute » et les vampiriser pour assouvir sa soif d’ascension sociale. Le bien, le mal, le bon, le méchant … La trahison peut-elle devenir légitime afin de satisfaire une ambition maladive générée par un chemin de vie chaotique ?

EXTRAITS

Babe – qui permettait rarement que quiconque entre dans sa chambre – sourit, tapota le dessus de lit et se retrouva , étonnée, assise jambes croisées près de Truman, qui la regardait avec inquiétude, de ses grands yeux bleus innocents. Et, comme la plupart des gens qui le rencontraient pour la première fois, elle en conclut que, par instants, il ressemblait à un enfant. Un enfant qui avait besoin d’être réconforté et protégé contre les aléas et la cruauté du monde extérieur. Elle se surprit à se confier comme elle ne l’avait encore jamais fait, pas même avec ses deux sœurs quand elle vivait à Boston.

[…]
« Ma mère s’est suicidée », dit Truman à Babe. Ses yeux étaient secs et son regard d’une clarté terrifiante. « Elle a avalé de l’alcool et des médicaments. Elle avait déjà essayé et s’était dégonflée au dernier moment. Mais pas cette fois. Tu comprends, le vieux Capote avait perdu tout son fric. Elle n’avait plus rien – elle était redevenue Lillie Mae, et non plus la séduisante et élégante Nina Capote. Et elle ne pouvait pas le supporter. Elle ne pouvait pas me supporter, moi. »

Avec sa silhouette svelte et ses beaux yeux noirs, Babe Paley est la plus recherchée des « cygnes de la Cinquième Avenue », ces femmes de la haute société new-yorkaise des années 1950. Son atout, indéfinissable, est son style. Celle qui incarne l’élégance et ne fréquente que l’élite, des Stuyvesant aux Vanderbilt, fait souvent la une de Vogue, ajoutant une touche glamour à un tableau déjà parfait. Mais ce que personne ne voit, c’est le sentiment de solitude qu’elle laisse dans son sillage, en dépit de sa fortune, de ses nombreuses résidences, de ses enfants, de son mari riche et puissant. Jusqu’au jour où Truman Capote surgit dans sa vie. Leur amitié est instantanée et fulgurante. Babe trouve chez l’écrivain prodige, aussi génial qu’extravagant, la passion qui manquait à sa vie. Grâce à elle, Truman accède à cette haute société qui le fascine tant. Mais aussi à ses secrets, ses rumeurs et ses scandales, y puisant son inspiration, au risque de trahir son amitié avec Babe… 

Ma note : 4/5

Ce que j’en pense…

 Quel dommage d’arriver à la fin de cette histoire ! Melanie Benjamin nous décrypte le chemin de vie scandaleux des gens riches et connus de ces fameuses années, le show business, Hollywood, là où l’argent coule à flots.

Elles avaient comme noms Agnelli, Guinness, Churchill-Harriman, Paley etc … Justement Babe Paley, sa soeur, ses amies, pauvres petites filles riches qui pleurent le soir … Elles sont admirées, enviées mais délaissées par leurs maris. Piège doré ! Les féministes vont hurler ! C’est un livre où la femme a une place de faire-valoir qui ne met pas en évidence son indépendance !  Tableau très instructif de la société newyorkaise précédant les années soixante-dix.

Potins, vous avez dit potins ? Le personnage de Truman Capote n’est pas sympathique mais très intéressant quant à la place qu’il tient dans l’histoire. Il a un pouvoir d’autodestruction et de destruction assez conséquent et un sens de la trahison aiguisé ! Les Cygnes de la Cinquième Avenue l’avaient adopté un peu comme un chien savant. L’effet « boomrang » a été soigné !

 

Les Cygnes de la Cinquième Avenue

Titre original : The Swans of the Fifth Avenue

Auteure : Melanie Benjamin

Roman traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Christel Gaillard

Editions Albin Michel

Publication : mars 2017

423 pages

ISBN-10 : 2226392130

ISBN-13 : 978-2226392138

Catégories :Auteur Américain Littérature américaine Roman

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